Résumé

Surnommée « l’araignée des agaves », la Paraphidippus basalis est une fascinante salticidae active, présente dans le sud-ouest des États-Unis et le nord du Mexique. Avec sa touche orangée sur un fond noir, elle ne passe pas inaperçue. Cette araignée s’épanouit principalement sur les plantes à rosettes telles que l’Agave et l’Aloe Vera, un comportement exceptionnel parmi les Salticidae. Ce choix de plantes spécifiques intrigue les chercheurs et passionnés, qui s’intéressent de plus en plus à cette espèce unique.

Habitat naturel :

Plutôt sec. Massifs montagneux qui surplombent les plaines désertiques

Identification

Un fond de couleur très sombre | Grands yeux frontaux | Une ligne orange à rouge sur le haut de l’abdomen avec des points très nets allant ddu blanc au jaune pâle | Habite sur des plantes à rosettes (Asphodelaceae) | Bonne tisseuse | Chasseuse aux déplacements rapides

Taille & longévité

Adultes: 15 à 25 mm • Longévité: 2 à 3 ans

Comportement

Non agressive, diurne, bonne chasseuse, habite sur des plantes à rosettes, enchaîne les sauts, se déplace rapidement.

Manipulation

Ok pour les séances de manipulation sur les individus de stade L5+ en veillant à y aller progressivement pour ne pas stresser l’araignée. De plus, attention à la rapidité et l’imprévisibilité de cette espèce, qui saute sans se reposer entre chaque saut.

Dimorphisme sexuel

Mâle : Le mâle arbore généralement une apparence plus sombre et moins pileuse, à l’exeption de la première paire de pattes qui est nettement plus poilu que celle des femelles. Abdomen plus fin, et légèrement plus pointu.

Femelle : La femelle présente de nombeux poils pâles, dispercés sur l’abdomen, les pattes et les pédipalpes.

Fiche de maintien – aperçu

Les valeurs ci-dessous sont indicatives et non des vérités absolues. Vérifiez et adaptez selon l’observation du comportement, en demandant conseils si besoin.

Terrarium recommandé

Dimensions pour les juvéniles : 7x7x7 cm

Dimensions pour les subadultes : 10x10x20 cm

Dimensions pour les adultes : 15x15x22 cm

Aération : « Drosoproof »

Remarque.s: On privilégie un terrarium plus haut que large.

Température

Minumum (décès en dessous): 16°C

Maximum (décès au dessus): 36°C

Fourchette idéale

22°C à 30°C

Éclairage

Un éclairage régulier et intense la journée est essentiel. On ne place jamais le terrarium derrière une fenêtre en plein soleil, on opte plutôt pour une petite lampe led d’appoint.

Hygrométrie

40 – 60 %

Méthode

On utilise un brumisateur, à raison d’une brumisation par semaine à deux brumisation par mois. Une brumisation pour cette espèce = 3 pulvérisations sur une ou deux des parois intérieures du terrarium.

Substrat

Humus de coco

Décor

Agave, yucca ou sotol, branchettes montantes, écorces, gousses, cosses, lichen, etc.

Alimentation en captivité

Stade L1 à L3 : Drosophiles menalogaster (5 à 10 par repas)

Stade L3 à L6 : Drosophiles hydei (5 à 15 par repas)

Stade L6+ : Mouches (1 à 2 par repas)

Fréquence: 2 repas par semaine. Fréquence à adapter selon la taille de l’abdomen.

Remarque.s

D’autres insectes peuvent être proposés, mais on privilégie les proies volantes qui sont plus stimulantes et moins dangereuses. Les larves de mouches peuvent aussi être offertes si les trois repas précédents étaient avec une proie non-larvaire (trop grasses pour être proposées plus souvent).

Santé & Mues

Signes de bonne santé: Explore son terrarium, fait sa toilette, chasse activement,…

Signes d’alerte: Immobilité prolongée hors période de mue, refus de chasse répété, lenteur et/ou mouvement très « mous », excès de cocons (+ de 2),…

Signes de mue: 1. L’araignée s’applique à épaissir sa toile, certaines continuent de s’alimenter durant cette période. Le cocon épaissit et l’on distingue moins bien l’araignée à travers. | 2. L’araignée cesse de s’alimenter. S’en suit l’exuviation, phase où elle se libère de son exosquelette devenu trop étroit en se contorsionnant et en s’étirant. Ce processus est critique et demande beaucoup d’énergie. Ne surtout pas intervenir même si cela semble impressionnant. | 3. La phase de séchage permet au nouvel exosquelette de durcir et de se renforcer, assurant à l’araignée protection et résistance. Pendant ce temps, l’araignée reste vulnérable aux prédateurs et se montre prudente.

Rencontre

Le mâle danse avec précaution (parade nuptiale), utilisant ses pattes et pédipalpes pour communiquer. La femelle, attentive, peut accepter ou rejeter ses avances selon divers facteurs comme l’harmonie du moment, l’éclairage, son appétit et le climat.

Remarque.s

Il est toujours conseillé d’introduire le mâle dans le terrarium de la femelle, et non l’inverse.

Accouplement

Le mâle s’approche délicatement de la femelle, la retourne et tapote ses pédipalpes sur l’épigyne. Ce processus peut durer de quelques minutes à plusieurs heures. Après l’accouplement, il est crucial de séparer les deux, car la femelle peut devenir agressive.

Ponte & Cocon

Quelques semaines après l’accouplement, la femelle prépare une loge de ponte en tissant une toile dense pour y déposer ses oeufs dans un cocon. Pendant cette période, elle : cesse de se nourrir ; reste immobile et recluse ; protège son cocon.

Éclosion

Les jeunes, minuscules et vulnérables, émergent en groupe et restent dans la loge plusieurs jours avant leur première mue. Ensuite, ils se dispersent, souvent guidés par les vibrations de leur mère

Remarque.s

Pour élever les bébés après leur dispersion, séparez-les dans de petits récipients aérés, proposez des microproies comme des drosophiles melanogaster, maintenez une température douce et une humidité modérée, et observez-les sans les manipuler. Pour rappel, il y a un taux naturel de mortalité qui peut être très élevé même dans de parfaites conditions.

Galerie

Carte

Carte interactive.

Répartition résumé

Sud-ouest des États-Unis & nord du Mexique.

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