Résumé

L’Hyllus Diardi, encore peu connue en captivité en Europe alors qu’elle mérite amplement sa place ici. Que ce soit pour sa personnalité attachante, son comportement captivant ou bien son apparence singulière, cette espèce est très intéressante pour tous les amateurs d’arachnides curieux de découvrir une nouvelle compagne potentielle.

Habitat naturel :

Tropical humide

Identification

Nuances & reflets dorés | Grands yeux frontaux | Pilosité importante | Très active et exploratrice en journée | Peu de tissage

Taille & longévité

Adultes: 15 à 20 mm • Longévité: 2 à 3 ans

Comportement

Non agressive, diurne, bonne chasseuse, de réputation curieuse et observatrice.

Manipulation

Ok pour les séances de manipulation sur les individus de stade L5+ en veillant à y aller progressivement pour ne pas stresser l’araignée. Attention cependant, car elle a la capacité de sauter dans toutes directions (contrairement à Phidippus regius par exemple, qui ne saute seulement par devant). De plus, elle peut enchaîner ses sauts. Il est fortement recommandé d’être très attentif lors des manipulations de l’Hyllus diardi.

Description physique

Mâle : Le mâle affiche inéluctablement une base de coloration très sombre, de massives chélicères et une carapace verte/dorée métallisée aux reflets époustouflants.

Femelle : La femelle se distingue par ses teintes très claires (blanches/beiges), et de longs poils dorés sur l’abdomen (qui peuvent disparaître après l’accouplement).

Fiche de maintien – aperçu

Les valeurs ci-dessous sont indicatives et non des vérités absolues. Vérifiez et adaptez selon l’observation du comportement, en demandant conseils si besoin.

Terrarium recommandé

Dimensions pour les juvéniles : 7x7x10 cm

Dimensions pour les subadultes & adultes (L6+) : 15x15x20 cm

Aération : « Drosoproof »

Remarque.s: On privilégie un terrarium plus haut que large.

Température

Minumum (décès en dessous): 17°C

Maximum (décès au dessus): 37°C

Fourchette idéale

23°C à 30°C

Éclairage

Un éclairage régulier et intense la journée est essentiel. On ne place jamais le terrarium derrière une fenêtre en plein soleil, on opte plutôt pour une petite lampe led d’appoint, avec la possibilité pour elle de se retrouver sans exposition direct à la lumière (cachée sous une feuille)

Hygrométrie

70 – 90 %

Méthode

On utilise un brumisateur, à raison d’une brumisation un jour sur deux. Une brumisation pour cette espèce = 3 à 5 pulvérisations sur une ou deux des parois intérieures du terrarium.

Substrat

Humus de coco

Décor

Branchettes montant jusqu’en haut du terrarium, écorce, monstera monkey, fougère ou peperomia, sphaigne, gousses, cosses, mousse, lichen, etc.

Alimentation en captivité

Stade L1 à L3 : Drosophiles hydei ou melanogaster (5 à 10 par repas)

Stade L3 à L6 : Drosophiles hydei (5 à 15 par repas), asticot (1 par repas)

Stade L6+ : Mouche (1 à 2 par repas), blatte « red runner » (1 par repas), ver de farine (1 par repas)

Fréquence: 2 repas par semaine. Fréquence à adapter selon la taille de l’abdomen.

Remarque.s

On essaye de ne pas offrir de proie plus grosse que l’abdomen de l’araignée.

Santé & Mues

Signes de bonne santé: Explore son terrarium, fait sa toilette, chasse activement,…

Signes d’alerte: Immobilité prolongée hors période de mue, refus de chasse répété, lenteur et/ou mouvement très « mous », excès de cocons (+ de 2),…

Signes de mue: 1. L’araignée s’applique à épaissir sa toile, certaines continuent de s’alimenter durant cette période. Le cocon épaissit et l’on distingue moins bien l’araignée à travers. | 2. L’araignée cesse de s’alimenter. S’en suit l’exuviation, phase où elle se libère de son exosquelette devenu trop étroit en se contorsionnant et en s’étirant. Ce processus est critique et demande beaucoup d’énergie. Ne surtout pas intervenir même si cela semble impressionnant. | 3. La phase de séchage permet au nouvel exosquelette de durcir et de se renforcer, assurant à l’araignée protection et résistance. Pendant ce temps, l’araignée reste vulnérable aux prédateurs et se montre prudente.

Rencontre

Le mâle danse avec précaution (parade nuptiale), utilisant ses pattes et pédipalpes pour communiquer. La femelle sera très sélective dans le choix de son partenaire. Si elle refuse un mâle ce sera pour toujours, il faudra donc lui proposer un nouveau prétendant pour avoir une chance d’observer une reproduction.

Remarque.s

Il est toujours conseillé d’introduire le mâle dans le terrarium de la femelle, et non l’inverse.

Accouplement

Le mâle s’approche délicatement de la femelle, la retourne et tapote ses pédipalpes sur l’épigyne. Ce processus peut durer de quelques minutes à plusieurs heures. Après l’accouplement, il est crucial de séparer les deux, car la femelle peut devenir agressive.

Ponte & Cocon

Dans les deux à trois semaines après l’accouplement, la femelle a préparé une loge de ponte en tissant une toile dense pour y déposer entre 15 et 40 œufs dans un cocon. Pendant cette période, elle : cesse de se nourrir ; reste immobile et recluse ; protège farouchement son cocon lors de l’incubation.

Éclosion

Les jeunes, minuscules et vulnérables, émergent en groupe et restent dans la loge plusieurs jours avant leur première mue. Ensuite, ils se dispersent, souvent guidés par les vibrations de leur mère

Remarque.s

Pour élever les bébés après leur dispersion, séparez-les dans de petits récipients aérés, proposez des petites proies comme des drosophiles melanogaster, et observez-les sans les manipuler. Pour rappel, il y a un taux naturel de mortalité qui peut être élevé même dans de parfaites conditions.

Galerie

Carte

Carte interactive.

Répartition résumé

Indonésie & alentours + Sud de la Chine

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