Résumé

La Phidippus Otiosus est une magnifique cousine de la célèbre Phidippus Regius. Elle est l’une des plus grandes espèces de Phidippus présentes en Amérique du Nord. En moyenne, son espérance de vie se situe entre 2 et 3 ans, bien que cette durée puisse varier selon les conditions de maintien et le sexe de l’individu. Comme souvent chez les salticidaes, les femelles vivent plus longtemps que les mâles.

Habitat naturel :

Tempéré

Identification

Très longs cils | Reflets des poils irisés | Coloration jaune-orangée sur fond sombre | Grands yeux frontaux | Pilosité importante

Taille & longévité

Adultes: 15 à 20 mm • Longévité: 2 à 3 ans

Comportement

Non agressive, diurne, bonne chasseuse, de réputation curieuse et observatrice.

Manipulation

Ok pour les séances de manipulation sur les individus de stade L5+ en veillant à y aller progressivement pour ne pas stresser l’araignée.

Dimorphisme sexuel

Mâle : Le mâle est généralement plus petit et arborent un corps plus sombre, avec des taches ocres parsemées sur l’abdomen et les pattes. Ils se ressemblent beaucoup entre eux comme chez la regius, mais présentent parfois un peu plus de variations mineures

Femelle : La femelle est connue pour sa taille imposante pouvant aller jusqu’à plus de 2 cm, avec des reflets uniques sur tout le corps. Elle arbore souvent des nuances orangées, jaunes, ou des tons très clairs voire blancs/écrus, avec un liserait blanc très marquée sous les yeux, et des cils très apparents. La petite particularité de l’espèce : tous leurs reflets sont irisés.

Fiche de maintien – aperçu

Les valeurs ci-dessous sont indicatives et non des vérités absolues. Vérifiez et adaptez selon l’observation du comportement, en demandant conseils si besoin.

Terrarium recommandé

Dimensions pour les juvéniles : 7x7x7 cm

Dimensions pour les adultes : 10x10x20 cm

Aération : « Drosoproof »

Remarque.s: On privilégie un terrarium plus haut que large.

Température

Minumum (décès en dessous): 15°C

Maximum (décès au dessus): 35°C

Fourchette idéale

20°C à 27°C

Éclairage

Un éclairage régulier et intense la journée est essentiel. On ne place jamais le terrarium derrière une fenêtre en plein soleil, on opte plutôt pour une petite lampe led d’appoint.

Hygrométrie

40 – 75 %

Méthode

On utilise un brumisateur, à raison de 2 brumisations par semaine. Une brumisation pour cette espèce = 3 à 5 pulvérisations sur une seule des parois intérieures du terrarium.

Substrat

Humus de coco

Décor

Branchettes montant jusqu’en haut du terrarium, écorce, sedum, gousses, cosses, mousse, lichen, etc.

Alimentation en captivité

Stade L1 à L3 : Drosophiles melanogaster (5 à 10 par repas)

Stade L3 à L6 : Drosophiles hydei (5 à 15 par repas)

Stade L6+ : Mouches (1 à 2 par repas)

Fréquence: 2 repas par semaine. Fréquence à adapter selon la taille de l’abdomen.

Remarque.s

D’autres insectes peuvent être proposés, mais on privilégie les proies volantes qui sont plus stimulantes et moins dangereuses. Les larves de mouches peuvent aussi être offertes si les trois repas précédents étaient avec une proie non-larvaire (trop grasses pour être proposées plus souvent).

Santé & Mues

Signes de bonne santé: Explore son terrarium, fait sa toilette, chasse activement,…

Signes d’alerte: Immobilité prolongée hors période de mue, refus de chasse répété, lenteur et/ou mouvement très « mous », excès de cocons (+ de 2),…

Signes de mue: 1. L’araignée s’applique à épaissir sa toile, certaines continuent de s’alimenter durant cette période. Le cocon épaissit et l’on distingue moins bien l’araignée à travers. | 2. L’araignée cesse de s’alimenter. S’en suit l’exuviation, phase où elle se libère de son exosquelette devenu trop étroit en se contorsionnant et en s’étirant. Ce processus est critique et demande beaucoup d’énergie. Ne surtout pas intervenir même si cela semble impressionnant. | 3. La phase de séchage permet au nouvel exosquelette de durcir et de se renforcer, assurant à l’araignée protection et résistance. Pendant ce temps, l’araignée reste vulnérable aux prédateurs et se montre prudente.

Rencontre

Le mâle danse avec précaution (parade nuptiale), utilisant ses pattes et pédipalpes pour communiquer. La femelle, attentive, peut accepter ou rejeter ses avances selon divers facteurs comme l’harmonie du moment, l’éclairage, son appétit et le climat.

Remarque.s

Il est toujours conseillé d’introduire le mâle dans le terrarium de la femelle, et non l’inverse.

Accouplement

Le mâle s’approche délicatement de la femelle, la retourne et tapote ses pédipalpes sur l’épigyne. Ce processus peut durer de quelques minutes à plusieurs heures. Après l’accouplement, il est crucial de séparer les deux, car la femelle peut devenir agressive.

Ponte & Cocon

Quelques semaines après l’accouplement, la femelle prépare une loge de ponte en tissant une toile dense pour y déposer ses œufs dans un cocon. Pendant cette période, elle : cesse de se nourrir ; reste immobile et recluse ; protège son cocon.

Éclosion

Les jeunes, minuscules et vulnérables, émergent en groupe et restent dans la loge plusieurs jours avant leur première mue. Ensuite, ils se dispersent, souvent guidés par les vibrations de leur mère

Remarque.s

Pour élever les bébés après leur dispersion, séparez-les dans de petits récipients aérés, proposez des microproies comme des drosophiles melanogaster, maintenez une température douce et une humidité modérée, et observez-les sans les manipuler. Pour rappel, il y a un taux naturel de mortalité qui peut être très élevé même dans de parfaites conditions.

Galerie

Carte

Carte interactive.

Répartition résumé

Amérique du Nord & Amérique centrale

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